Dans Glissant glissant, des interprètes accueillent le public à une grande messe cathartique pour réfléchir au sens de la vie, mais la cérémonie bascule lorsque surgit un extraterrestre énigmatique.
(Ça, faudrait peut-être pas le mettre dans le résumé, parce que les gens seront pas surpris quand l’extraterrestre va arriver. C’est plus comme un punch… Fuck off, on recommence.)
Glissant glissant, c’est des acteurs et des actrices rassemblés au théâtre pour essayer de briser la solitude, vivre une expérience foncièrement humaine et tenter de trouver une fois pour toutes le sens de la vie, malgré qu’ils n’aient pas eu de subvention pour le spectacle, qu’ils n’aient pas de décor et pas de costumes, qu’ils portent leur vrai linge et qu’une des actrices doive partir à 21h15 pour aller chercher son fils à la garderie.
Parution : 12 octobre 2026
ISBN : 978-2-925544-25-8
152 pages, 22$
C’est difficile de savoir quand j’ai commencé à démonter l’histoire et à y faire de l’ordre. Le premier hiver après la mort de ma grand-mère, peut-être. Leanne ne me parlait plus vraiment. L’avenir était bloqué : j’avais essayé quelque chose à Montréal, j’avais pris mon élan, je l’avais échappé. Me restait le passé.
Mais j’avais déjà commencé avant. Avant mon retour à Campbellton. J’ai toujours quêté des histoires à tout le monde. À ma grand-mère, à Samuel, à leur petite-cousine Maggie, à Madeleine. Tout le temps. Chaque fois que je pouvais.
Et les bouts de passé ont vite parlé de la même histoire, une histoire à dérouler devant moi comme un tapis. Je n’ai jamais aimé les casse-têtes. Mais les chasses au trésor, oui. Le passé, c’était la carte ; l’histoire y serpentait en longs chemins. Suffisait de suivre sa trace.
Maintenant que j’y pense, je me dis, pas une chasse au trésor : un terrain de chasse.
Je ne pense pas que je me vois comme le chasseur. Plus comme la balle, peut-être, qui dort dans le fusil.
Geneviève, vingt-sept ans, vit dans la maison mobile de sa grand-mère décédée, à Campbellton. Samuel, son grand-oncle, veut reprendre la maison. Mais avant, il faudra la vider de ses fantômes… À la fois délicat et sinueux, Chevrotine est un roman traversé de deuils filandreux et tenaces, d’histoires d’ours et de feux, de grèves étudiantes, d’amitiés et de colères.
Parution : 22 septembre 2026
ISBN : 978-2-925544-23-4
328 pages, 30$
Payez maintenant vivez plus tard parce qu’il faut vivre, ils nous le disent, il faut vivre notre jeunesse, il faut vivre mieux et vivre fort vivre en meilleures vivre en dents droites vivre en investissements sécures vivre en ventre plat vivre en langues propres vivre en sac de poubelle neuf qui sent le lilas vivre vite et bien jusqu’à la moelle. Nous ne comprenons pas, tout ce que nous voulons c’est lire, tranquillement. Est-ce que c’est possible quelque part?
Si un jour ce livre vous tombe entre les mains, nous vous invitons à l’ouvrir. N’importe quelle page fera l’affaire, quoique nous vous conseillons de commencer par la première. Celle-ci vous confirmera rapidement que ce recueil s’adresse à quiconque, incluant celles et ceux qui n’ont pas l’habitude de la poésie, voire qui la redoutent.
Si vous allez plus loin, vous apprendrez ensuite que oui, nous aussi, nous voulons crisser ce monde en feu, le quitter pour de bon et pour toujours. Repartir de zéro, réécrire quelque chose, quelque part.
Parution : 11 août 2026
ISBN : 978-2-925544-21-0
128 pages, 22$
Amitiés, deuils et pêche à la mouche
La pêche à la mouche m’a appris le subterfuge. Avancer dans l’eau jusqu’à la mi-cuisse en restant sec. Déployer ma soie en une série de faux lancers. Déposer sur la surface une mouche de poils qui cache un hameçon. Attraper une truite et la remettre à l’eau sans la manger. Faire semblant que tout va bien.
Pêcher est un prétexte pour sortir prendre l’air pendant que les gens que j’aime disparaissent.
Parution : 26 mai 2026
ISBN : 978-2-925544-17-3
224 pages, 25$
les flamants roses mangent
beaucoup de crevettes
ça explique la couleur
de leur plumage
so je mange beaucoup
de Doritos roquefort et bleuet
flamant bleu d’Auvergne
je veux un rôle dans le next Avatar
Drunk aux White Claw, Audrey Hébert envoie une demande de subvention au Conseil des arts du Canada et reçoit des milliers de dollars pour aller écrire en Floride. Là-bas, elle essaie de vivre sa best life avec sa new crew, les Miamichicas. Elles enchaîneront les aventures et les sorties dans les bars tout en évitant les douchebags et les combats contre des crocodiles.
Le spleen de Miami, un recueil de poésie caliente, un guide touristique low-budget et un manuel d’apprentissage du franglaispagnol un peu plus utile que Duolingo.
Parution : 28 avril 2026
ISBN : 978-2-925544-19-7
216 pages, 25$
«Peu importe comment ça a fini – que ce soit en partant frustré après s’être fait mettre à la porte, en ayant pris la décision d’aller faire un projet ailleurs ou simplement parce que c’était la fin de MusiquePlus – pour tout le monde, il y a eu une certaine amertume. Mais assez d’eau a coulé sous les ponts et là, je pense que tout le monde est dans la nostalgie, dans les bons souvenirs et les bons moments. Je pense que c’est vraiment un bon temps pour en parler.»
— Rej Laplanche, dernier VJ en ondes à MusiquePlus
S’appuyant sur des dizaines d’heures d’entrevues originales, La musique dans le sang donne la parole à plus de cinquante personnes qui ont été devant ou derrière la caméra et pour qui MusiquePlus a été beaucoup plus qu’une job. Elles nous racontent la station de l’intérieur, des débuts à Toronto jusqu’à la clé dans la porte du 355, rue Sainte-Catherine Ouest. Au travers de ces fragments de mémoire, c’est un pan essentiel (et vraiment wild) de notre culture qui est raconté.
Liste des ex-MusiquePlussien.nes qui racontent :
Marisol Aubé, Fred Bastien, Maude Bélanger, Sonia Benezra, Dany Bernier, Geneviève Borne, Angelo Cadet, Noémie Caplette, Marc Carpentier, Nabi-Alexandre Chartier, Mélanie « Poupette » Cloutier, Véronique Cloutier, Michel Coulombe, Lyne Denault, Isabelle Desjardins, Luc Doyon, Varda Étienne, Philippe Fehmiu, Guylen Fortin, Mike Gauthier, Abeille Gélinas, Stéphane Gonzalez, Patrick Groulx, Suzanne Hilaire, Louis-José Houde, Normand Labelle, Suzanne Labelle, Pierre Landry, Rej Laplanche, Isabelle Lavigne, Rebecca Makonnen, Mathieu Marcotte, Johanne Ménard, Marieme Ndiaye, Rafaël Ouellet, Eric Parazelli, Marie Plourde, Tatiana Polevoy, Marie-Lou Provençal, Claude Rajotte, Geneviève Ringuet, Paul Sarrasin, Chéli Sauvé-Castonguay, Malik Shaheed, Tammy Spowart, Pierre « Bill » St-Georges, Denis Talbot, Nicolas Tittley, Benoit Vanasse, Patrick Villeneuve, Mike Ward, Anne-Marie Withenshaw
Parution : 31 mars 2026
ISBN : 978-2-925544-15-9
432 pages, 32$
C’est finalement fait : le Québec est un pays souverain! Pour célébrer la victoire du oui, le gouvernement a formé une brigade avec quatre des cerveaux créatifs les plus estimés du Québec : un documentariste de gauche, une animatrice vedette, un concepteur publicitaire biberonné à la culture américaine et une universitaire franco-ontarienne qui a fui le « climat de terreur » du Rest of Canada. Leur mission : concevoir le spectacle inaugural du nouveau pays. Ils ont deux semaines, un budget illimité, et absolument aucune vision.
En satirisant de manière caustique la construction identitaire, les discours nationalistes et l’obsession pour une culture commune, Un nouveau jour écorche tous ceux qui osent encore se mettre le doigt dans le tordeur pour répondre à cette question aussi essentielle qu’insoluble : être Québécois, c’est quoi, exactement?
Parution : 17 février 2026
ISBN : 978-2-925544-13-5
128 pages, 22$
De Rébecca Déraspe
en conversation avec Janette Bertrand
J’ai pas peur de la mort pas une miette
Je le sais que ça peut pas durer éternellement
Pis mon corps me le dit
C’est correct
Non
Ce qui me fait peur
C’est d’être un fardeau pour les autres
Je veux pas être un poids
Je le sais que la mort s’en vient
Y a personne qui est
Éternel
Pis comme je crois pas à quelque chose « après »
Ben j’en profite « tu-suite »
Faque go
Posez-les-moi vos questions
Janette Bertrand a eu 100 ans. Elle a commencé sa carrière alors qu’elle n’avait même pas le droit d’encaisser un chèque et, au fil des années, a fait tomber un à un tous les murs, les tabous et les conventions qui lui bloquaient le chemin, à elle comme à toutes les femmes. Pour raconter sur scène cette vie extraordinaire, Rébecca Déraspe a écouté les mots, les silences et les hésitations de Janette elle-même. Elle a tiré de cette rencontre une fresque à la fois personnelle et sociale, dans laquelle l’histoire du Québec et celle de la condition féminine se mêlent aux confidences, aux recettes et aux souvenirs, des plus drôles jusqu’aux plus émouvants.
Parution : 11 novembre 2025
ISBN : 978-2-925544-11-1
200 pages, 22$
L’hiver passé, pendant les vacances de Noël, je suis devenue complètement obsédée par le gazon – non pas le végétal en soi, mais l’idée de, le concept. L’hiver ne voulait pas se décider et nous étions pris dans cette zone grise à la fois physique et mentale où l’extérieur devient complètement impraticable; dans ces temps-là, je plie, je plie du linge et je pense, beaucoup, à toutes sortes de choses. En regardant le terrain interdit, momentanément inutile, il m’est soudain apparu que le gazon était d’une richesse infinie; le gazon : un sujet passionnant, j’ai pensé.
De la maison d’enfance qui n’arrivait pas à la contenir à celle qu’elle a choisie pour y bâtir sa vie de famille, Danièle Belley propose un récit introspectif et frontal où elle réfléchit à l’amour qu’elle a pour son rôle de mère de banlieue et à l’effritement progressif de son fantasme d’échapper à la norme. Dans une langue libre et parfois effrontée, elle signe une réhabilitation mordante de la banalité.
Parution : 15 octobre 2025
ISBN : 978-2-925544-09-8
256 pages, 26$
Quelques minutes avant le début de la représentation, j’entre discrètement dans la salle et je vais m’asseoir sur un banc réservé dans la première rangée. Certaines personnes me reconnaissent et sont gênées par mon arrivée; la plupart des gens n’y prêtent pas attention et continuent de parler. Je salue mes voisins de siège et discute avec eux pour les mettre à l’aise. Je sais que ça les déstabilise : plusieurs ne comprennent pas ce que je fais là. Mais c’est important pour moi de commencer ce spectacle dans la salle. Parce que c’est toujours là que j’ai envie d’être. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, je n’ai jamais eu l’ambition de monter sur scène. Et pourtant, c’est ce que je m’apprête à faire.
Avec La suspension consentie de l’incrédulité, Émilie Perreault, spectatrice professionnelle autoproclamée, livre une lettre d’amour intime, drôle et émouvante aux arts de la scène et à leur rôle fondamental dans nos vies.
Parution : 16 septembre 2025
ISBN : 978-2-925544-07-4
80 pages, 18$