Spécial des Fêtes!

20 Décembre 2021

Hiroshimoi, Sainte-Foy et Les cicatrisés de Saint-Sauvignac, version livres audio, sont à 5$ jusqu’au 11 janvier 2022! Écoutez ça pendant les Fêtes! Un cadeau de Ta Mère pour vous.

Toutes les infos ici

Ta Mère au Salon!

18 novembre 2021

Ta Mère sera au Salon du livre de Montréal du 25 au 28 novembre au kiosque 1513. 
Yé! Venez rencontrer nos auteur.trice.s!

Jean-Philippe Baril Guérard
Jeudi de 18h à 19h + Prescriptions littéraires à la maison des libraires à 19h
Vendredi de 19h à 20h
Samedi de 16h à 18h + Table ronde – Culture ou culture pop? à 15h
Dimanche de 12h à 14h

Maude Nepveu-Villeneuve
Vendredi de 20h à 21h
Samedi de 17h30 à 19h + Table ronde – Le deuil périnatal, l’infertilité : du choc à la guérison 16h15
Dimanche de 13h à 14h + Prescriptions littéraires à la maison des libraires à 10h

Simon Boulerice                  
Dimanche de 14h à 15h
(ça, c’est pour notre nouveau titre Nous nous sommes tant aimés, Simon sera plus souvent que ça au Salon.)

Alexandre Fontaine Rousseau
Vendredi de 18h à 19h
Samedi de 15h à 16h

Camille Paré-Poirier
Vendredi de 17h à 18h
Samedi de 14h à 15h

Carolanne Foucher
Samedi de 13h à 14h
Dimanche de 14h à 15h

Rébecca Déraspe
Vendredi de 19h à 20h
Samedi de 12h à 13h

Baron Marc-André Lévesque
Dimanche de 12h à 13h

Timothée-William Lapointe
Samedi de 16h à 17h
Dimanche de 12h à 13h

Stéphane Girard
Dimanche de 15h à 16h

Megan Bédard
Dimanche de 16h à 17h

 

 

Lancement – Il est strictement défendu de boire en studio

15 novembre 2021

Le 16 novembre, venez nous saluer au Quai des brumes pour le lancement de Il est strictement interdit de boire en studio : trente ans de bénévolat à CISM de Alexandre Fontaine Rousseau

Alexan­dre Fontaine Rousseau jasera avec d’autres ani­ma­teurs passés et présents de CISM. Ani­mé par Olivi­er Vinette, venez écouter Chris­tine Forti­er, Eugénie Lépine-Blondeau, Poiri­er et Alexan­dre racon­ter l’amour et la pas­sion qu’ils ont pour leur radio uni­ver­si­taire préférée et, si on est chanceux, cer­taines anec­dotes crunchy de leurs années d’animation!

La discussion aura lieu à partir de 18h et sera aussi diffusée sur les ondes de CISM et disponible en balado sur le cism893.ca – mais si vous venez pas vous pourrez pas vous acheter de chandail ni de livre. 

Les détails sont ici.

Déraspe et son why-why en nomination au Prix littéraire du Gouverneur général!

15 octobre 2021

Combattre le why-why de la magnifique Rébecca Déraspe est en nomination au Prix littéraire du Gouverneur général! Hiiiii!
Bravo Rébecca! Ta Mère est fière et ravie! Bravo les autres nominé.es!

Elle vous raconte :

Ce matin j’ai beaucoup snoozé
Chaque fois que j’appuyais sur « rappel d’alarme »
Je voyais que j’avais reçu des messages
Mais je prenais pas le temps de les regarder
Pis là
Quand j’ai eu assez de force dans les yeux pour lire des choses
J’ai vu des lettres majuscules pis des bravos
Sans vraiment comprendre qu’est-ce qui – diantre – me méritait un réveil si heureux
Est-ce que mon téléphone me félicitait d’avoir réussi à me lever ?
Non
NON
Combattre le Why-Why était en nomination aux prix du Gouverneur Général dans la catégorie Théâtre
J’en suis sincèrement toute retournée
Ça me rend excitée/heureuse/ébaubie/fébrile d’apparaitre sur cette liste
Avec un livre qu’on a fait avec beaucoup d’amour
Avec les meilleurs du MONDE chez Les éditions de Ta Mère
Pis j’exagère pas
Genre Maxime Raymond, Marie-Claude Pouliot, Maude Nepveu-Villeneuve, Rachel Sansregret pis Ben Tardif c’est les gens qui font des livres avec le plus de talent d’humour pis d’amour au MONDE
Je suis juste follement chanceuse de les avoir rencontrés
(Pis là je dis « rencontrés »
Mais c’est faux
On s’est jamais vus ailleurs que sur zoom #saufmarieclaude)
On a fait ce livre pour le vrai plaisir de partager des fébrilités pis des vulnérabilités pis des crises de toutes les sortes
Pour le vrai plaisir de l’écriture pis de l’humour pis de la résilience
Pour le vrai plaisir de l’impudeur poétique
Ce texte en est un au « je »
Près de moi
Près de mes failles
Sans élément déclencheur
Sans courbe dramatique
Mais il trouve tout de même sa place dans la catégorie Théâtre
Ce qui fait beaucoup rire la fille qui a écrit cet extrait :
« En tant qu’autrice dramatique
Pour vous faire pleurer avec une phrase comme *la table de pique-nique est cassée*
Sans utiliser les variations symphoniques de ma voix
Faut que je mette un enfant sous la table
Que la table tombe sur l’enfant
Faut que je vous explique que ses parents y ont pas d’argent pour y payer une paire de béquilles
À cause des problèmes de santé mentale de la mère
Liés à son enfance trouble
Peut-être abusé
Est-ce que la mère a été abusée ?
Qu’est-ce que l’abus ?
Qui est le personnage principal ?
L’enfant ?
La mère ?
The table ? »
Bref
Je suis RECONNAISSANCE et EXCITATION
Pis aussi : un immense bravo à tous et toutes les finalistes
Écrire c’est quand même quelque chose qui demande du courage (pis des beaux pyjamas)

 

 

 

 

Lancement pour Après Céleste.

14 septembre 2021

Avec excitation, fierté et joie, Ta Mère vous invite au lancement du troisième roman de Maude Nepveu-Villeneuve, Après Céleste
Dans la cour magique du Port de tête, venez féliciter Maude, vous faire dédicacer son livre et fêter la littérature!

Les détails ici

 

Un lancement pour Dis merci.

20 août 2021

Ta Mère t’invite à un vrai lancement, dans une vraie librairie. En vrai.
Dis merci de Camille Paré-Poirier sera lancé le 9 septembre au Port de tête.
Les détails ici.

Infolettre #16

30 juillet 2021

Dans le but d’informer et de divertir son fidèle lectorat sans faire trop d’efforts, Ta Mère a décidé de sous-traiter son infolettre à ses autrices, auteurs, créateurs et créatrices. Aujourd’hui, Timothée-William Lapointe et Baron Marc-André Lévesque ont concocté un antépoème à leur recueil Verdunland

En haut du métro Verdun
au matin le soleil
se caramélise comme une dent en or.

Un nuage passe son tour
et un tapis d’ombre tombe sur les trottoirs
le petit change garde collé au creux de ses joues
le casse-gueule jauni des étoiles
pendant que le vent
jamais content
jamais ravi
joue avec les postes de la rosée
le poème comme la journée
prend son temps pour commencer.

Les rues sont vides
sont toujours vides c’est à croire
qu’elles sont ploguées sur rien

et chaque fois c’est dans le même décor
le même formol de bâtisses brunes
qu’arrive au travail
            avec sa petite boîte à lunch en fer
            avec sa petite cloche sous le bras
            son petit costume voyant rouge et jaune
le héraut de Verdunland.

Il arrive et déplie sa chaise
ses longs sourcils devant la mairie
et comme hier il vient attendre
des nouvelles qui méritent d’être criées
sur la place publique
et comme hier il vient attendre
des nouvelles qui ne viendront pas.

Parce que Verdunland
et les gens qui y vivent
ne font pas dans le factuel
on n’en parle pas
on passe volontiers à côté
sur des trottoirs parallèles
pendant que le héraut de Verdunland attend
s’endort d’impatience et finit parfois
entre deux parenthèses de roupille
par papillonner parmi fontaines et fantômes
et offrir en murmures
des fausses rumeurs douces à croquer
des rumeurs de grands événements
qui feront un jour sinon la une
à tout le moins la deux.

Sauf que ce matin-là
assis sur sa chaise le héraut voit
le destin arriver en ville
et venir ouvrir de sa main croche une porte
haute de trois pommes et quart :
un enfant oracle enjambe le cadre
et marche jusqu’à lui
lui tend une feuille mobile
remplie d’un essaim de gribouilles
et ébaubi le héraut la lit
la relit et de haut en bas
le fond de sa tête souffle sur ses yeux
sa petite cloche se fait aller toute seule
commence à varloper l’air les couleurs
passent du tiède au chaud
soudain ça sent 
l’information la nouvelle le scoop la dépêche
des têtes se mettent à pousser aux fenêtres
pour voir ce qui se trame se conspire
avec tant d’enthousiasme
la rumeur traverse Verdunland les trottoirs
replient leurs coins d’oreilles pour écouter
le héraut qui danse devant la mairie
le héraut qui crie tellement fort
que son cri en pète les jaunes d’œufs
des assiettes à déjeuner :
« QU’ON INFORME LES GUIDES
QU’ON ENCLENCHE LES PRÉPARATIFS
QU’ON HUILE LE PARC MOBILE
QU’ON CRINQUE LE VOLCAN DE L’ÎLE DES SŒURS
QU’ON DÉPOUSSIÈRE L’ANTIQUAIRE FOLKLORIQUE
QU’ON ENRAGE L’OGRESSE
QU’ON STATIONNE UNE SATURN
SUR LE ROLLER COASTER DERBY
QU’ON RÉVEILLE LA BABOUNE DE GÜNTER
LE BLUES DES ROBOTS DE L’ÎLE ROCK
QU’ON METTE DE LA MOUSSE DANS L’ATOMISEUR
DES GUILI-GUILI DANS SES DOIGTS
TOUT LE MONDE C’EST OFFICIEL
C’EST SUR PAPIER :
IL VA Y AVOIR UNE VISITE ! »

Infolettre #15, celle dont vous êtes la Ripley

13 juillet 2021

Dans le but d’informer et de divertir son fidèle lectorat sans faire trop d’efforts, Ta Mère a décidé de sous-traiter son infolettre à ses autrices, auteurs, créateurs et créatrices. Aujourd’hui, Megan Bédard profite de la tribune qu’on lui offre pour s’adonner à la fan fiction!
 
Dans une première version de mon livre, Xénomorphe : Alien ou les mutations d’une franchise, je voulais écrire un « essai dont vous êtes le héros ou l’héroïne ». J’avais créé tout un réseau de renvois dans les notes de bas de page où l’on pouvait lire mes réflexions dans le désordre, mais bon, ça n’a pas tellement bien fonctionné. Je me reprends ici pour offrir au lectorat de Ta Mère une infolettre dont vous êtes la victime : essayez de survivre à une aventure dans le Nostromo… C’est peut-être pas aussi facile que ça en a l’air. (Avertissement de contenu : violence et horreur.)
 

***


C’est comme te faire réveiller avec une claque dans’ face. Allongée dans la bassine en plastique qui fait office de lit pour le sommeil cryogénique, tu as l’impression que ta tête est sur le point d’exploser. Tu t’assois péniblement, ta peau frottant sur la surface glacée. Tu t’étires le cou pour voir ce qui est advenu de tes collègues, mais la vapeur qui s’échappe du tuyau d’alimentation t’empêche de discerner tout signe de vie sous les couvercles fermés des bains qui t’entourent. Avec de la chance, ils rêvent encore paisiblement.
Manifestement, le Nostromo a frappé quelque chose. Quelque chose de gros. Il faudrait aller vérifier l’état du vaisseau dans la salle des commandes. Mais tout d’abord…

… l’uniforme du sommeil cryogénique est un peu révélateur, tu n’as pas vraiment envie de te promener en bobettes. Pour aller enfiler de vrais vêtements, va en 1.

… ton estomac se met à gargouiller violemment; c’est normal, après des mois de jeûne. Pour rester en sous-vêtements et trouver un snack, va en 2.
 

***

1

L’impression d’être observée te fait frissonner et le malaise à l’idée de te promener en sous-vêtements dans le Nostromo s’installe. Tu te diriges donc vers la salle d’équipement pour enfiler un jumpsuit en denim et des bottes de cuir et pour coiffer ton incroyable crinière de cheveux bruns bouclés. En fouillant dans les casiers, tu trouves aussi tout un arsenal de gadgets qui pourraient t’être utiles.
Malheureusement, le corps a ses limites et tu n’as que deux mains, alors tu ne pourras en choisir qu’un :

Tu prends une petite boîte grise qui ressemble à un Game Boy de première génération : un traqueur de mouvement! Ça pourrait servir, peut-être?

Tu décides plutôt de combattre le feu par le feu et tu t’empares du lance-flamme qui traine sur l’un des bancs en métal de la salle d’équipement. Tchk-tchk, la tank à gaz est pleine.

Alors que tu fouilles un peu plus loin, une boule de poils orange te saute au visage en lançant un miaulement qui déchire le silence du vaisseau. Jonesy! Le chat qui partageait ton bain cryogénique. Tu te dis qu’aucune menace ne t’attend qui nécessiterait un traqueur de mouvement ou un lance-flamme. Tu serres donc le chat dans tes bras.

Note ton choix d’équipement et dirige-toi vers la cuisine en 2 pour manger un bon snack.


***

2

Le sommeil cryogénique, ça donne les munchies. Ton estomac sonne comme une chorale de baleines. Donc, direction la cuisine pour réhydrater un bon hot chicken. Pendant que le sachet de nourriture grisâtre gonfle au contact de l’eau pour prendre une forme plus ou moins ragoutante, un bruit résonne dans l’armoire sous l’évier. Une sorte de cliquetis. Peut-être que la plomberie a été amochée durant l’accident?

Si tu es toujours en bobettes, va en 3.
Si tu as pris le traqueur de mouvement, va en 4.
Si tu as pris le lance-flamme, va en 5.
Si tu as pris le chat, va en 6.

***


3

Un frisson te parcoure le corps, tu te sens plus dénudée que jamais. Tu as l’impression qu’on t’observe?

Prenant ton courage en main, tu décides de regarder sous l’évier. C’est probablement juste un rat (de l’espace). Rends-toi en 7.

Tu ne prends pas de chance; tu agrippes l’assiette de hot chicken et tu cours vers la pièce adjacente. Rends-toi en 8.


***

4

Contente d’être équipée d’un traqueur de mouvement, tu fire up la machine pour vérifier si le bruit sous l’évier est le résultat d’un simple bris dans la plomberie ou s’il y a quelque chose de vivant là-dessous. Le bip bip signale l’apparition de petits points blancs sur l’écran grisâtre du traqueur. Il semble y avoir du mouvement sous l’évier… mais aussi ailleurs dans le vaisseau! Qu’est-ce que ça pourrait bien être? Des rats, peut-être ? C’est la raison pour laquelle on a amené Jonesy sur le Nostromo. Il y a toujours plein de rats qui se faufilent à bord, même si on est souvent à des années-lumière de la Terre lors de l’embarquement. Après avoir médité sur les indésirables rongeurs de l’espace, tu décides…

…de vérifier sous l’évier la source du mouvement. Rends-toi en 7.

…de prendre le hot chicken et d’aller voir ce qui provoque du mouvement plus loin dans le vaisseau. Rends-toi en 8.


***

5

Ne tentons pas le diable. Que ce soit un rat, une grosse araignée, un problème de plomberie ou quelque chose de plus monstrueux, le stress te fait appuyer sur la gâchette de ton arme. Les flammes englobent l’évier, les armoires et le hot chicken et se propagent rapidement dans toute la pièce. Tu fuis l’incendie qui ravage à une vitesse fulgurante tous les poils de ton visage et le Nostromo. Chaque bouffée de fumée brûle tes poumons, la pièce tourne et tu perds connaissance.

Sur une planète qu’on nommera LV-426, un extraterrestre sans yeux regarde brûler le Nostromo écrasé. Ses passagers succombent aux flammes, inconscients de leur sort. GAME OVER.


***

6

Le bruit surprend Jonesy, qui lève sa tête de son bol de croquettes. Le chat grogne en direction de l’évier, signalant la menace, et file vers le corridor.

Tu t’armes du long couteau de cuisine, prête au combat contre ce qui se terre sous l’évier. Va en 7.

Pas question de rester ici avec ce qui se cache là-dessous. Tu suis l’exemple de Jonesy et lui emboites le pas. Va en 8.


***

7

Tes mains tremblantes se posent sur les poignées métalliques de l’armoire. Le cliquetis se fait plus insistant. Avant même que tu puisses ouvrir la porte, une créature noire et luisante se jette sur ta tête. Ton visage déformé par la peur se reflète sur la surface sombre, ce visage sans yeux au bas duquel s’ouvre une bouche salivante. À l’intérieur de celle-ci s’étire une seconde bouche, plus petite, pleine de dents reluisantes qui frappent ton crâne à toute allure, recouvrant la cuisine de rouge. GAME OVER.

***

8

En tentant de mettre le plus de distance possible entre la cuisine et toi, tu ne regardes pas trop où tu te diriges. Tu émerges dans une salle que tu ne reconnais pas et dont les murs sont recouverts d’une substance verdâtre et gluante. Tu aperçois à travers le large hublot la cause des dommages causés au Nostromo : un paysage gris et désolé, l’horizon d’une planète inconnue sur laquelle s’abat une tempête de sable métallique. Le vaisseau s’est écrasé! Et peut-être que les habitants de cette planète se sont faufilés à l’intérieur pendant ton sommeil? Tu remarques, sur le sol, de grosses protubérances ovoïdes qui pulsent lentement. On dirait des œufs… Serait-ce un nid?! À ton approche, l’une d’elles s’agite, et la masse gluante sur le dessus se déplie tranquillement.

Si tu as encore le hot chicken, va en 9.

Si tu as suivi Jonesy jusqu’ici, va en 10.

***

9


En voyant l’œuf s’ouvrir, ton premier réflexe est de lancer le hot chicken dans l’ouverture et de sortir d’ici le plus rapidement possible. Tant pis pour le snack, il y en a d’autres dans le Narcissus, la navette de sauvetage.

Il ne faudrait pas oublier Jonesy. Tu prends le temps de trouver le chat pour l’emporter avec toi sur la navette. Va en 11.

Laisse faire le chat, tu dois quitter le vaisseau au plus criss. Va en 12.

***

10

Tu es momentanément distraite par Jonesy qui a décidé que c’était le moment idéal pour se coucher sur le dos et réclamer des gratouilles sur la bedaine. Vraiment, Jonesy? Ici, en plein milieu d’un nid?! Tu n’as pas vu la créature qui est sortie de l’œuf. Une espèce d’araignée géante à la peau rosâtre qui s’étire lentement, ajustant sa trajectoire pour te sauter au visage. La dernière chose que tu vois avant de perdre connaissance, ce sont les plis rouges et gluants qui s’agitent en son centre. Tu feras un très bon incubateur pour la prochaine génération de xénomorphes. GAME OVER.

***

11

Tu ramasses le chat et cours à toutes jambes vers la navette de sauvetage. Ton estomac gronde, tu penses au hot chicken que tu ne mangeras pas – pas bientôt, en tout cas. Tes poumons brûlent, tes jambes se ramollissent, mais tu gardes ton objectif en tête : survivre, à tout prix. La porte scellée du Narcissus se referme et tu te prépares au décollage. Jonesy se frotte sur tes jambes en ronronnant, te remerciant d’avoir sauvé sa vie. La navette s’agite, le bruit du décollage est assourdissant. Tes ongles s’enfoncent dans le poil du chat roux que tu serres contre toi. Le Narcissus est lancé dans l’immensité de l’espace. Tu espères que quelqu’un interceptera ton appel lorsque tu seras en sommeil cryogénique. En attendant, c’est le temps de réhydrater un bon hot chicken. VICTOIRE!

***

12


Pas le temps de ramasser le chat, tu cours à toutes jambes vers la navette de sauvetage. Ton estomac gronde, tu penses au hot chicken que tu ne mangeras pas – pas bientôt, en tout cas. Tes poumons brûlent, tes jambes se ramollissent, mais tu gardes ton objectif en tête : survivre, à tout prix. La porte du Narcissus se referme et tu te prépares au décollage. Un cliquetis s’élève dans le silence de la navette. Tu cherches l’origine du bruit, sans succès. Une chose est certaine, c’est ici avec toi dans le Narcissus. Tu te diriges vers la porte, mais elle est déjà scellée et verrouillée. Par le petit hublot, tu vois les yeux verts de Jonesy qui te fixent sans émotion. Aurait-il mené le monstre dans le Narcissus ? N’oublions pas que les chats sont des créatures rancunières. Il regarde sans ciller le monstre noir t’attaquer et tacher le hublot de ton sang. GAME OVER.